Echoppes :personne ne sais combien de dizaines de milliers de migrants , activistes politiques ou réfugiés misérables, vivent ici. Aung San Suu Kyi, la «Dame de Rangoun», est partout, à côté de centaines de prisonniers politiques morts ou vivants, en photos pâlies, usées par le temps. Derrière leurs échoppes, dans leurs maisons sommaires, les Birmans entretiennent le rejet de la junte.
Dans ce village de milliers de maisons traditionnelles birmanes accroché aux montagnes, entièrement financé par l’aide internationale, 50 000 Birmans attendent un avenir, certains depuis quinze ans. Ils sont nourris, logés, mais prisonniers derrière des fils barbelés. Dans son église baptiste au toit de feuilles, le révérend Simon, résident volontaire, accueille les migrants, affamés et épuisés, qui affluent depuis quelques semaines. Roni est là depuis un mois avec sa femme et ses six enfants. Alignés sur des chaises, sérieux et immobiles, les membres de la famille écoutent le père raconter une banale histoire birmane : «Je gagnais moins d’un dollar par jour comme journalier dans les fermes, à peine de quoi nourrir mes enfants. En août, quand tout a augmenté, j’ai compris que ce n’était plus possible. C’était dangereux, on pouvait se faire arrêter, mais on est partis pour Mae Sot, tous les huit.»
Roni n’a vu les manifestations, les arrestations et les morts ,qu’à travers les images extraites d’Internet et affichées partout dans le camp.
« tous ces gens expriment ce que je subis, dit-il. En Birmanie, la vie n’est simplement plus possible pour les gens ordinaires.
Miracles. Dans les locaux de son association d’accueil des migrants, Ko Win Ko ne sait plus où donner de la tête : «En moyenne, 100 à 300 personnes arrivent chaque jour. Depuis les événements, le nombre a presque doublé. Les gens ont peur des persécutions, et aussi de mourir de faim.» La plupart arrivent en famille, avec quelques billets roulés dans leur sarong. Ils vont frapper aux portes des usines de textile et de tricot qui ont poussé autour de la ville, attirés par des salaires de *40 bahts (moins d’un euro) par jour. Pour beaucoup, Mae Sot est l’espoir d’échapper au pillage violent de leurs villages par l’armée birmane. Ils ont entendu parler des associations humanitaires qui pullullent ici, de la clinique du docteur Cynthia, la Mère Teresa laïque locale, qui fait des miracles dans sa petite clinique, et aussi du «camp provisoire des déplacés» de Mae La, à une cinquantaine de kilomètres de la ville.
les "organisations" onu et autres , conseillent à la junte : "un peu de retenue".....En France....on va mettre en place un institut DU HAUT CONSEIL à l'intègration.....je vois "kouchner" portant des sacs de riz à ce pauvre monde...(le riz ça colle)!.."il" s'occupe de la "guerre"!
*qd vous voyez :made in thailande...........