Suivant le vent ...va de la réflexion paisible à la colère noire et la Dmla ,en passant par : l'humour ,l'info urgente , ...la dérision souvent ...un peu tout ce qui nourrit la lucidité d'un Humain...toujours curieux ..des Hommes et modestement citoyen de ce monde malade....
VOICI le résultat du grand rimaillage des "fêtes" qui terminèrent en "beauté ,luxe calme et volupté" l'an de grâce 2007
1) Luciole de lamarre
2) Janmi des ardennes
3 ) Ephe et mesrides
Nous remercions vivement le jury Bidudule qui a choisi .
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le texte de JAN MI
demande pardon à maman. J'espère que là où elle est, la pauvre, elle ne dispose pas d'internet... Pardon, maman.
Neuf mois (moins le quart) avant J.C.
Souffrez, Monsieur l’Huissier que je dépose plainte !
Jamais aucun client n’a traité de la sorte
Une pauvre aubergiste dont le seul refrain
Est de vouloir du Bien porter à son prochain.
Figurez-vous, Monsieur , que cette jeune poufiasse
Est arrivée ici, début d’après-midi
Maquillée, parfumée, perchée sur une ânesse,
Pilotée par cet homme que vous voyez assis.
« Je voudrais, me dit-elle, faire halte chez vous,
Car je suis fatiguée par un très long voyage
Qui m’amène de Paris, jusqu’au fond de ce trou,
Malgré, constatez-le, la verdeur de mon âge.
Celui qu’elle présenta comme Sieur de Ceintespry
Attacha le baudet, déchargea les valoches
La garce pendant ce temps avalait trois whiskys
Se jetait sur mon mec, lui tâtait les balosses.
Cette attitude déjà ne m’a plus qu’à moitié.
Monsieur de Ceintesprit arriva à son tour
Me passa une main dans mon intimité
Me saisit les nichons sans le moindre détour.
Encore tout ébaudie, je revenais de « Suisse »,
Quand la guenon vida une cruche de muscadet
Et plaçant le violon entre ses larges cuisses,
Elle voulut que mon homme fit se mouvoir l’archet.
Il le fit le salaud et joua du Mozart
Pendant que les deux autres vidaient une carafe
Se roulaient sur le sol, gorgés comme des buvards.
Tout à coup la pétasse tendant un cou de girafe
Se coucha sur la table et fit le grand écart
Priant le Ceintesprit d’y laisser son paraphe.
Mes enfants, Cher monsieur, ont vécu ce spectacle,
Et voyez, vous aussi, la posture de ces gens
Qui veulent mettre encore l’oiseau au tabernacle.
Je porte plainte, Monsieur, contre ces deux ordures,
Qui sont, selon leurs dires, sur la route de l’Orient,
Je souhaite montrer à ces gens détestables
Qu’ils méritent seulement de vivre dans une étable
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