Suivant le vent ...va de la réflexion paisible à la colère noire et la Dmla ,en passant par : l'humour ,l'info urgente , ...la dérision souvent ...un peu tout ce qui nourrit la lucidité d'un Humain...toujours curieux ..des Hommes et modestement citoyen de ce monde malade....
Bien qu'Haïti fût la première république noire à s'être délivrée des colons, 50 ans avant l'abolition de l'esclavage aux États-Unis, elle est aujourd'hui l'un des pays les plus pauvres au monde. Les deux tiers disposent de moins de 100 dollars (85 euros) par an pour vivre. Les familles issues du milieu rural, très défavorisées, donnent ou vendent contre une poignée de dollars haïtiens leurs enfants à des familles plus riches et pas forcément issues des plus hautes couches de la société. Brutalisés, exploités et parfois abusés ces enfants vivent dans le silence. Les garçons sont appelés « restavec » car ils restent avec leur maître et les filles « lapourça » car elles sont là pour ça (pour le sexe). Dans la tradition vaudou, l'enfant esclave est un zombie, un enfant muet, passif et même sans âme. Certains sont devenus esclaves dès l'âge de trois ans. Ces enfants-esclaves dorment sous la table de la cuisine, mangent les restes de leurs maîtres, blanchissent le linge, lavent les pieds de leurs maîtres... En cas d'erreur, de retard, les enfants sont battus à coup de pied, de bâton, de rigoise (long fouet en cuir). Aujourd'hui en Haïti ils sont environ 300 000. Parmi ces enfants 80% sont des filles car elles s'enfuient très rarement. Les enfants qui échappent à leurs maîtres se retrouvent à la rue. Ils exercent des petits boulots pitoyables qui leur permettent tout juste de manger. Devenus adultes ils deviendront mendiants, prostitués... Être « restavec » est reconnu par le gouvernement Haïtien. Les maîtres sont obligés d'envoyer les enfants à l'école et avant douze ans l'enfant n'a pas le droit de travailler. Toutes ces lois sont très rarement respectées dans les faits. Aristide, président du pays, perçu comme le prêtre des banlieues défavorisées, avait apporté un certain espoir. Son arrivée au pouvoir ne changea pas la situation de ces enfants. Le pouvoir s'exerce entre corruption et violence avec un taux de chômage qui touche 75 % de la population active, c'est pourquoi ce problème des enfants-esclaves passe au second plan. Mais où est leur dignité ? !
Dans les années 80 je me suis rendu à 2 reprises dans ce magnifique pays ,HAITI ! de belles plages, des gens merveilleux, un Tourisme qui voulait se développer malgré les immenses difficultés, une dictature épouvantable , des conditions de vie misérables ! "..../http%3A%2F%2Fflorian-express.info%2Fwp-content%2Fthemes%2Fmonochrome%2Fimg%2Fphoque.png)